Crise de lecture du Coran : Entre négligence et dérives exégétiques
Le cours de ce Lundi 10 Mars a porté sur le Thème : Crise de lecture du Coran : entre négligences et dérives exégétiques. Il a été présenté par Dr Abdoulaye Lam, Islamologue, Amir de la Jama’atou Ibadou Rahmane et Oustaz Mansour Sène, enseignant et spécialiste des questions arabo-islamiques.
Docteur Lam a commencé par magnifier le cadre qu’il qualifie de rencontre d’échanges et de partage. Il a évoqué un verset dans lequel le Prophète (PSL) s’inquiète de la négligence de son peuple envers le Coran. Dès lors, il a plaidé pour un retour aux enseignements du Coran, rappelant que la première communication entre Le Prophète Mahomet (PSL) et L’Ange Gabriel fut une injonction à la lecture « Iqra ». Pour ainsi dire que la lecture du Coran est le seul remède face aux dérives des sociétés. Et pour cela il faut que le croyant traduise les enseignements du Coran en comportements.
Selon lui, les dérives exégétiques ont pour cause principale la méconnaissance des sciences religieuses et de la linguistique, pourtant indispensables à toute tentative
d’interprétation du Coran.
Oustaz Mansour, pour sa part, a souligné que la crise de la lecture du coran entrave l’intimité de l’homme avec Dieu. En effet, la relation entre l’humain et le Coran est intimement liée à sa relation avec son Créateur, une relation pouvant être rompue par la négligence du Livre Sacré. Il a aussi insisté sur l’importance du Coran qui est la voie la plus efficace d’adoration de Dieu, d’affinement de l’intellect et d’ascension spirituelle. Et à travers » Iqra », les hommes peuvent bâtir une civilisation plus humaine et mieux se préparer à leur rencontre avec Dieu. Cependant, il a déploré la négligence des musulmans dans l’apprentissage du Coran et le manque d’efforts pour approfondir son étude, ouvrant ainsi la porte aux dérives exégétiques.
Le comité scientifique
